12/07/2007

LABEL /// Thirsty Ear

thirstyThirsty Ear : un label, toute une histoire.  Mis sur pied à la fin des années 70 en tant que compagnie indépendante de marketing musical, Thirsty Ear débute son parcours principalement à la botte de presque chaque major pour promouvoir des artistes étiquetés trop "alternatifs" mais devenus aujourd'hui cultes : Talking Heads, David Bowie, The Police...
Ce n'est qu'à la fin des années 90 que Thirsty Ear se lance véritablement dans la production pour devenir un véritable label indépendant, l'un des plus prolifiques de la scène US actuelle.  Les petits miracles de la vie n'oubliant pas cette "oreille assoiffée", une collaboration unique avec 2.13.61 Records - label fondé par la légende punk Henry Rollins - font se croiser Matthew Shipp et Thirsty Ear pour une relation étroite qui allait perdurer jusqu'à aujourd'hui. 
SHippM. Shipp, pianiste de jazz de la scène contemporaine New-yorkaise, ouvert à toutes les transgressions, devient le directeur artistique du label et lance le concept de la "Blue Series", fruit du désir de marier les nombreux langages du jazz à ceux du Hip-Hop, de l'électro et autres expérimentations.
Depuis sa création en 2000, la "Blue Series" n'a cessé d'être organique, attirant dans ses rangs des légendes du free jazz, faisant se rencontrer des musiciens tels que William Parker, Tim Berne, David S. Ware, Hamid Drake et s'ouvrant à des producteurs émérites : El-P (Definitive Jux, Company Flow), Dj Spooky, Antipop Consortium, Mike Ladd, Spring Heel jack.....pour ne citer qu'eux. 
L'émission de samedi dernier consacrée au label constitue une bonne première plongée avec l'électronique enjouée de Sex Mob, la rencontre illicite entre Dj Spooky et le batteur de metal Dave Lombardo, l'antipop -vs- Shipp, le jazz atmosphérique de Nils Petter Molvaer et celui plus criard de Tim Berne.  Pour plus d'info, rendez-vous ici !

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