29/06/2008

NEW SHIT, REAL SHIT (by Use)

you-follow-me-nina

Pas évident de tenir ce blog à jour quand on a quatre cents autres chats à fouetter... Voici donc une bonne grosse livrée de mes plus ou moins récentes découvertes musicales tous azimuts. Le tout prend une coloration allant du gris clair au noir foncé. Pour les tubes de l’été, on repassera.Commençons par le rock. Suite à ce qui constitue à mes yeux l'un des meilleurs albums rock de la décennie ("The Glow Pt.2", 2001), le one-man-band THE MICROPHONES de Phil Elverum devient MOUNT EERIE et sort quelques autres albums parmi lesquels le tout récent "Black Wooden Ceilling Opening EP". Phil Elverum y pousse à bout son goût pour les batteries fouraques, les guitares lo-fi et les distos bourdonnantes. Cet album, particulièrement sombre, intègre des passages plus rapides limite punk et des phases épiques vaguement empruntées au heavy metal. Un très bon EP qui s'écoute en boucle et à haute dose. Profitez-en pour vous retaper "The Glow Pt2". Cet album incroyable n'en finit pas de surprendre. Particulièrement long et peu digeste, il est d'une richesse incroyable.Toujours en rock, une excellente surprise que ce nouvel album de PORTISHEAD, "3", également fort sombre et ayant fait disparaître toute trace du trip-hop d'antan au profit de drones industriels, de guitares sonicyouthiennes, de chansons minimalistes et post-apocalytiques.Pour rester dans le registre du rock perturbé au féminin, j’évoquerai le nouveau BEACH HOUSE, « Devotion », particulièrement envoutant et onirique, ainsi que la collaboration entre le batteur Jim White et la magique NINA NASTASIA qui fait preuve d’une voix superbe et d’un grand talent d’écriture sur l’album « You follow me » (très belle pochette également, voir photo).Toute autre chose, on arrive ici dans le death metal mélodique : les albums des suédois d’OPETH sont tous emplis d’une beauté noire et singulière qui m’empêche de les départager. J’ai découvert ce groupe sur le tard et ne saurait aujourd’hui trop vous conseiller l’écoute de « Orchid », « Morningrise », « Still Life » ou « Deliverance ». Il paraît que le dernier « Watershed » est très bien aussi, mais je n’ai pas encore eu le plaisir de l’écouter.En Jazz, je suis tombé sur un cat inconnu au bataillon jusqu’alors : SAHIB SHIHAD, dont la compilation « Sahib Shihad and all those cats » est une collection de pures merveilles de production Jazz : basses chaudes et rondes, flutes virevoltantes, congas et bongos... extrêmement groovy dans l’ensemble, tout en gardant une certaine profondeur et en insérant à l’occasion des structures plus complexes. Très bonne découverte aussi que cette collaboration ELVIN JONES – RICHARD DAVIS, « Heavy Sounds », à la belle pochette également, où l’on voit les deux gaillards se griller une clope à contre-jour.En hip hop, révision des classiques : je me suis procuré certaines productions obligatoires qui manquaient à ma collection : le « Stillmatic » de NAS (avec le terrible diss « Ether » où Nasty Nas se descend Jay-Z avec une classe et un sérieux qui font froid dans le dos), et surtout le « Only Buit 4 Cuban Linx » de RAEKWON : cet album, sorte de quintessence du rap new-yorkais, contient des phases incroyables et certains des meilleurs beats du RZA. Autre découverte Hip hop très intéressante : l’album « Re-release » des JUGGAKNOTS. Je m’étais penché sur ce groupe suite à une écoute en boucle du puissant « A Prince Among Thieves » de Prince Paul, incroyable épopée dans laquelle le emcee BREEZLY BREWIN des Juggaknots tient le rôle-vedette avec beaucoup de brio. Sa voix légèrement nasillarde qui n’est pas sans évoquer Q-tip et son flegme fonctionnent à merveille. Voilà-voilà, bon été et à plus tard. Use.

18:17 Écrit par dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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